Mail Jeevas

Mail Jeevas
O-S.
Genre : Drame
Centric : Matt
Rating : K+ pour scène morbide
Disclaimer : Personnages à Tsugumi Ohba et Takeshi Obata
Mots : 1571
Petite mise au point :

A la base, ceci n'est pas un One-Shoot, mais, dans le forum RPG de Death Note où je me suis inscrite en tant que Matt (j'ai eu de la chance qu'il soit libre ), l'histoire du personnage était demandée, aussi j'ai écrit une version du passé de Matt, avant et pendant la Wammy's. Je ne pensais pas que j'allais autant aimer écrire le passé de Mattie :3.

Aussi, je pense que je vais faire de même avec Mello et Near, mais plus tard, pour l'instant je vais faire avancer ma fic Matt-centric (non non, je ne suis pas DU TOUT folle de Matt x3)

En espérant que cette histoire vous plaise :3

Bonne lecture !


____________________________________

Un jour de novembre, un des seuls matins où la pluie ne martelait pas la petite ville de Lipetsk, en Russie. Les gamins en profitaient donc pour aller jouer dehors, les uns sur les balançoires, les autres glissant sur les toboggans à peine secs. Les jeux se succédaient et ne s'arrêtaient pas, très vite arrive l'heure du déjeuner, les parents rappelaient leurs enfants, il est temps de se mettre à table.

L'aire de jeu fut alors désertée, seules les feuilles
virevoltaient dans un tourbillon de teintes orangées. Vide ? Excusez l'erreur.

Une petit garçon errait encore là,
après que ses amis l'aient laissé, il s'était assis sur le tourniquet, en attendant que ses parents viennent le chercher. Il avait peur de sortir de l'aire de jeu, il n'habitait qu'à deux pâtés de maison, mais quand on a que 4 ans, on ne s'aventure pas tout seul dans les rues. Ses parents étaient partis finir de ranger la maison, toute la famille déménageait, et pas n'importe où, à Saint-Pétersbourg. Là-bas, il paraît que le petit garçon pourrait avoir la meilleure éducation, la crème des professeurs.

En effet,
le garçonnet avait des capacités, à tout juste 4 ans, il avait réussi à réparer l'ordinateur familial et à construire des petites machines mécaniques en tout genre. Persuadé que leur fils était intelligent, le chef de famille avait décidé de prendre en main son éducation.

Revenons au
fils, il serait peut-être temps qu'on l'appelle autrement que par des adjectifs. Son nom était Mail, Mail Jeevas.

Donc, le petit Mail était toujours en train d'attendre la venue de ses parents pour le ramener dans la maison familiale. Pour s'occuper, il s'amusait avec les grosses lunettes oranges qu'il avait trouvées dans le grenier. Elles étaient un peu trop grandes pour lui, mais en resserrant la lanière il arrivait à les faire tenir sur sa tête rousse.

Cependant, quand il vit certains de ses camarades de jeu
revenir, il commença sérieusement à s'inquiéter.

"Mail
Mail ! Dis t'as mangé vite !" s'écria une petite fille qui venait d'arriver

Mail se retourna et lui répondit : "J'
ai pas mangé, papa et maman sont pas venus me chercher."

La fillette ouvrit de grands yeux et alla chercher son père, elle ramena un homme d'une trentaine d'années, les cheveux grisonnant déjà. Il s'agenouilla devant le petit rouquin et lui demanda avec une voix compatissante : "Alors Mail, tes parents ne sont pas venus d'après ce que m'a dit Aliocha ?"

Mail hocha la tête en signe d'approbation. L'
homme lui proposa de le raccompagner chez lui, pour voir si ses parents étaient là.

Arrivés devant la maisonnette
aux murs blancs, le père d'Aliocha sonna. Aucune réponse.

Il s'en étonna et actionna la poignée, au grand étonneme
nt de l'homme et du garçonnet, la porte s'ouvrit dans un grincement. Ils pénétrèrent dans la maison silencieuse, l'atmosphère qui y régnait était franchement angoissante.

"Bon Mail, vas voir à l'étage si tes parents y sont, je me charge du rez-de-chaussée." dit le trentenaire

Mail obé
it et monta les marches de bois, évitant les cartons posés sur le palier. Il regarda dans sa chambre, vide, puis dans celle de ses parents, vide. Il s'avança alors vers la salle de bains. Ce qu'il y vit le figea sur place. Le rose qui colorait ses joues passa au blanc, et le silence de la maison fut brisé par un hurlement de désespoir.

Alerté
par le cri, le père d'Aliocha monta quatre à quatre les escaliers et rejoignit Mail. Il se figea d'horreur quand il vit ce qui faisait crier le rouquin : M. et Mme Jeevas gisaient là. L'homme était dans la baignoire, du sang coulait de sa nuque dans d'incessants flots rougeâtres. La femme, quant à elle, était allongée sur le sol, un clou planté dans la gorge.

Plus tard, on saura que le père de Mail avait tout simplement trébuché et s'était empalé dans le robinet à moitié démonté, et sa femme, paniquée, s'était pris les pieds dans la boîte à outils de son mari et était tombée la tête la première dans la boîte à clous. Accident stupide, vraiment.
Revenons à Mail.

Après la police p
révenue et toutes les démarches administratives effectuées, Mail avait été placé dans un orphelinat de Moscou. Il s'y ennuyait fermement, ne disant pas un mot, il passait son temps à jouer avec sa vieille console de jeu, la seule chose qu'il avait récupérée, en plus de ses lunettes. C'était son père qui la lui avait acheté et qui lui avait appris à jouer, aussi il ne s'en séparait pas.

Un jour, alor
s qu'il était encore et toujours en train de jouer à la console, le directeur de l'orphelinat lui apprit qu'il était transféré dans un orphelinat en Angleterre, la Wammy's House. Le petit garçon s'en fichait, il n'avait pas d'amis dans l'orphelinat, aussi quitta-t-il la Russie sans regrets, ni regard en arrière.

A son arrivée à la Wammy's Hou
se, on lui avait fait passer un test d'intelligence. Ses résultats lui valurent d'être convoqué dans le bureau de Roger qui lui signifia qu'il était numéro 3 sur la liste des successeurs à L, le grand détective, les deux premiers étant deux garçons appelés Mello et Near, qu'il n'avait, pour l'instant, pas rencontrés.

Mail vécu alors un autre
changement, son nom, son joli nom qui sonnait si bien dans la langue russe, fut remplacé par un autre, court, concis, simple : Matt.

Mail, désormais Matt, avait alors 6 an
s.

Il n'avait pas changé d'attitude depuis son entrée à l
a Wammy's, toujours plongé dans son univers virtuel, il passait le plus clair de son temps à jouer avec sa console dans la salle commune, assis dans un coin pour que personne ne le dérange. D'ailleurs, personne n'avait envie de déranger le petit russkof qui débarquait comme ça. Matt n'inspirait pas confiance, agressif avec les autres, il ne maîtrisait pas bien l'Anglais et son accent faisait rire.

Un garçon blond, cependant, s'était risqué à essayer de lui parler alors qu'il était en pleine partie. Pour toute réponse, il avait reçu un coup dans le visage. Non content de s'être pris le poing de Matt dans le visage, le blondinet, qui s'avérait être Mello, le numéro deux, avait persisté à lui parler. Exaspéré, Matt avait daigné le regarder, et, à partir du moment où il avait croisé le regard du petit garçon blond, souriant malgré le bleu qui se formait sur sa joue, la bulle dans laquelle il s'enfermait avait éclatée pour lui permettre d'être ami avec Mello.

Le rou
quin finit par s'attacher à son nouvel ami, un peu trop même. Il appréciait beaucoup Mello, il était son seul ami, et le seul à qui Matt accordait plus d'importance que ses jeux.

Lorsque la nouvelle de la mort de L s'était répand
ue, Matt s'était précipité pour voir Mello, qu'il savait chamboulé. Trop tard. Le seul ami que Matt n'ait jamais eu était parti, sans lui dire adieu.

Les semaines qui suivi
rent le départ de Mello, et également celui de Near, Matt était resté seul, et n'avait pas touché à sa console. A la place, il s'était mis à fumer, il savait que c'était mauvais, d'ailleurs, ça avait un goût détestable, comme le caractère de cochon de Mello, mais le tabac rassurait Matt, comme la présence de Mello.

Il finit par trouver le tem
ps trop long à la Wammy's, la douleur causée par le départ de l'accro au chocolat n'étant pas passée, Matt prit la décision de partir lui aussi au Japon, et de rejoindre son ami pour l'aider à mettre la main sur le meurtrier de L.

# Posted on Tuesday, 28 July 2009 at 3:19 PM

Edited on Tuesday, 28 July 2009 at 3:42 PM

Mihael Keehl

Mihael Keehl
O-S
Genre : Drame
Centric : Mello
Rating : K+ pour violence
Disclaimer : Personnages à Tsugumi Ohba et Takeshi Obata
Mots : 1936

Ah ah ! J'avais bien dit que je m'occuperai aussi du cas de Mello et Near ! (Bon ok, pour l'instant, y'a que Mello...)

Cet One-shoot là est un peu plus travaillé que celui sur Matt. Et il y a des spoil à la fin, donc vous être préviendus.

Bon, c'est pas jouasse comme histoire, mais bon, sur un gars comme Mello, je pouvais pas faire un conte de fée. Ecrire sur Mello, c'est plus dur que sur Matt ou Near. Peut-être parce que Mello est un peu impulsif... Après ça dépend des gens xD

Mais je ne vais pas vous raconter ma vie d'auteure ! :p

Sur ce, bonne lecture ! :3


____________________________________________

L'Irlande, petit pays non loin de l'Angleterre, perdu au milieu de l'océan. La pluie martèle les vitres de la capitale, plongée sous les nuages gris, d'un gris foncé virant sur le noir. Les rues sont sombres comme en pleine nuit. Il est pourtant quatre heures de l'après-midi.

Une
petite tête blonde traverse la route en courant, le petit garçon semble pressé. Tout de noir vêtu, des vêtements trop grands d'ailleurs, il court, encore et encore. Il tient un sachet bleu dans sa main.

Des pas se rapprochent. Accélère. Plus vite. Ils vont te rattraper.

Trop ta
rd.

Une main froide, ferme, fo
rte, lui enserre l'épaule. Un sourire menaçant. Dévoile des dents jaunâtres. Pourries. Une couronne d'or dans la bouche. Le roi des salauds.

Le garçonnet s
e débat, du haut de ses 6 ans, il est plutôt courageux. Il ne va pas se laisser faire. Mais l'homme ne l'entend pas de cette oreille. Le coup part.

Les fess
es sur le sol mouillé. Le sang se mélange à l'eau.

« Raboule
le fric, gamin. Tu fais pas le poids. »

Dans un grognement ra
geux, il essaye de s'enfuir. Il se fait plaquer au sol d'un gros coup de pied. Il essaye de sauver le paquet. Peine perdue. On lui arrache des mains.

« T'e
s qu'une petite merde, Keehl. Plus bas que terre. » lui dit l'homme à la couronne avant de le gratifier d'un coup de pied dans le nez

Il a raison, tu sais. Même pas capable de piquer un peu de fric pour ta moman chérie. Tu crains Miha'.

La petite t
ête blonde se relève, et court sans demander son reste. Devant la porte de son immeuble, il a peur. Il a échoué. L'échec n'est pas toléré ici. Pourquoi on s'encombrerait d'un gosse qui sait rien faire ?

Il veut tourner
les talons. Ses jambes n'obéissent pas. Sa maman est à l'intérieur. Malade. Un cancer du poumon. Trop de clope, pas assez à manger, trop soif. Elle n'a pas dit à son fiston que c'était fini. Qu'elle allait crever à cause de cette saloperie. Et de son mari. Cet homme ignoble qu'elle avait été forcée d'épouser. Qui voulait faire travailler son Miha'. La grosse cicatrice sur son visage doux. Elle s'est interposée. Jamais au grand jamais. Son bébé n'allait pas faire le trottoir.

Mais elle ne pour
rait plus le protéger. Elle meurt à petit feu. Comme une cigarette. On jettera bientôt le mégot.

La porte s'ouvre dans un gr
incement. Le père. On ne sait si ce nom lui convient. Il l'entraîne à l'intérieur. Le petit va recevoir sa punition. Il n'a pas ramené de sous.

Étrangement
, les coups ne viennent pas. A la place, il l'entraîne dans la chambre de sa mère.

« Je n'ai
pas besoin de te punir. » dit-il simplement en le laissant devant le lit blanchâtre

Il ouvre
de grands yeux. Les larmes lui montent. Tracent de longs sillons sur ses joues enfantines. Il n'a pas besoin de vérifier. Il a compris. La cigarette s'est éteinte.

Laissant le liquide s
alé parcourir son visage, il s'approche du cadavre de sa mère. Il cherche dans son cou, une chaîne rouge. Il la prend et la glisse dans sa poche. Il n'y a que lui qui puisse récupérer le rosaire de sa mère. L'autre l'aurait revendu.

Et voilà Miha'. Elle est morte. C'est de ta faute ça. T'aurais pas été là, elle aurait pu s'enfuir loin de ton père. T'es qu'une merde Miha'. En plus, maintenant tu vas devoir travailler. T'es vraiment dans la dèche tu sais.

Il secou
e la tête. Cette petite voix le saoule vraiment. Mais elle a raison. Il doit partir. Et vite.

Il attrape la seule tablette d
e chocolat de la maison, celle que sa mère avait eu la folie de lui acheter. Il la fourre dans son autre poche. Il ouvre la fenêtre. Il n'est qu'au premier étage après tout. Il saute. Et court. Encore. Il ne fait que ça. Mais il doit faire vite.

Mih
ael Keehl est orphelin.

Il fin
it par s'arrêter à la sortie de la ville, un orphelinat aux lumières sinistres. Il hésite, son père risque de le retrouver ici. Mais après tout, il n'est pas obligé de donner son nom. Oui, c'est ça, il fera mine de l'avoir oublié.

Il sonne. Une dame
replète lui ouvre, et s'attendrit devant le petit blond dégoulinant de pluie. Elle l'entraîne à l'intérieur, lui demandant qu'est-ce qu'il fait là, quel est son nom, d'où il vient...

Mi
hael ne répond pas. Il fait mine d'être muet, c'est mieux. Trop fatigué pour parler.

Elle ne
pose pas plus de question et l'emmène à l'infirmerie où on lui ordonne de se débarrasser de ses affaires mouillées et de se pelotonner dans un lit douillet, avec une bouillotte.

Brave petit Miha', pour une fois tu t'en sors pas mal. Mais j'attend la suite, pas toi ?

Une semaine
plus tard.

Un homme en blouse
blanche. Il le prend pour un docteur. Mais non, attention, c'est un psychologue, un docteur de la tête comme on lui a gentiment expliqué. Mihael n'y croit pas, on le prend pour un fou, c'est ça. Ils n'ont pas cru à son mutisme, ils veulent qu'il parle.

D'où tu viens ?

Pourquoi t
u es là ?

Où sont tes parents
?

Tu as des frères et s½urs ?

Quel est ton nom ?


Mihael suf
foque. Il n'en peut plus. Il veut partir, loin. Là où personne ne lui demandera quoi que ce soit. Il a envie de crier. D'appeler à l'aide. Mais personne ne le sauvera. Maman n'est pas là. Plus là pour lui acheter du chocolat. Pour emplir la pièce d'une odeur de tabac. Pour le serrer dans ses bras.

Un homme en
smoking entre, une soixante d'année, l'air sérieux, mais doucereux à la fois. Mihael pose son regard sur lui. Il le lui rend avec toute la bienveillance dont il est capable.

Quillsh Wamm
y. Il veut le gamin. Mihael tremble. Il espère qu'il ne s'agit pas d'un homme de main de son père, ou de quelconque personne peu recommandable.

Mais non. I
l finit par l'emmener, au grand étonnement de Mihael, dans un autre orphelinat, la Wammy's House.

Là bas, on connaît son nom
, et on le remplace par un autre. Un autre qui fait rouler la langue, doux comme le chocolat au lait.

Mihael Keehl est maint
enant Mello.

Il y est bien acc
ueillit. Il a tout le chocolat qu'il veut. Il est enfin... Le numéro 1.

Mais pas pour longtem
ps. Un matin de décembre, sous la neige drue, un garçonnet est entraîné à l'intérieur de la Wammy's. Une boule de neige. Au début, il a cru que le petit garçon était couvert de neige. Mais non, il était blanc. Pur.

Me
llo essaye de lui parler, avec toute la gentillesse qu'il peut manifester, le petit garçon blanc semble la mériter.

Silence.


Le petit garçon ne lui répond
pas. L'ignore. Serre juste son nounours. Comme si Mello n'était pas là.

Ahahah ! Tu t'es pris un vent Miha' ! Sûr, ce gamin te voit comme tu est : une merde.

Et le gamin n'est pas n'imp
orte qui : Near. Le nouveau numéro 1.

Mello n'est plus que 2.
Rage. Pleurs.

Sa petite voix
a raison. Mello veut s'affirmer. Sort les poings. Un coup par ci, un par là. Ça y est, on le respecte enfin. Même s'il n'est pas numéro un.

Un matin d'avri
l, alors que les cerisiers sont en fleurs.

Un bout de rouge. U
ne console de jeu. Des lunettes oranges. Un nouveau.

Petit ru
sse qu'on a du mal à comprendre. Petit russe que tout le monde rejette. Petit russe qui intéresse Mello.

Le blond s'approche
du roux. Essaye d'être gentil, comme avec Near. Il l'ignore aussi, enfin non. Il le gratifie d'un coup de poing.

Putain Mello, tu déchires. Déjà l'autre albinos t'as bien eu, mais lui il te frappe carrément. Trop fort le gamin !

Mello ne renonce p
as. Le petit garçon à la console daigne lever les yeux vers lui. Choc. Le saphir et l'émeraude. Mello ne peut pas détacher son regard des billes vertes du garçonnet. Matt qu'il s'appelle.

Court, concis, frappant. Mell
o l'aime dès la première seconde.

Matt, c'est
son Matt.

Mais
il ne sait pas encore, que son Matt va souffrir à cause de lui. Qu'à cause de sa haine envers Near, il laissera derrière lui son amour pour Matt. Que Matt risquera de finir comme sa mère. Qu'il le tuera. Cependant, il est heureux à présent.

La peti
te voix se tait, une autre, plus douce, prend la relève. La voix délicieuse d'un accro aux jeux vidéos.

C'est toi le meilleur Mello.

Mihael Keehl n'est p
lus. Il est Mello. Juste Mello.

# Posted on Tuesday, 28 July 2009 at 3:27 PM

Nate River

Nate River
O-S
Genre : Drame
Centric : Near
Rating : K+ pour violence
Disclaimer : Personnages à Tsugumi Ohba et Takeshi Obata
Mots : 1934

Bon bon bon, me revoilà avec le passé pas très réjouissant de Near. Ne m'en voulez pas si il vous semble un peu rapide, sur la plage, les idées nécéssaires pour faire un passé d'orphelin ne viennent pas forcément.

Ecrire sur Near n'est pas non plus une mince affaire, j'ai voulu en faire quelqu'un de réservé, comme Matt, mais en un peu plus extrême, avec quand même un peu d'émotion. Ca passe mieux je trouve, après si vous n'aimez pas, dites-le ! :)

Et bonne lecture ! =3

______________________________________

Du blanc. Du blanc sur les murs. Du blanc sur les couvertures. Du blanc sur ses vêtements. Du blanc sur son visage. Seuls ses cheveux faisaient tache sur cette accumulation de pureté. De longues boucles d'ébène encadraient son visage pâle. Autrefois, ses joues étaient colorées d'un joli hâle doré. Ses lèvres étaient d'un violet trop clair, avant, elles étaient rosées et pulpeuses, étaient souvent utilisées pour couvrir des joues pâlichonnes de baisers affectueux.

A côté d'elle, d
eux êtres aux cheveux immaculés étaient assis sur des chaises en plastique blanc. Le plus vieux avait des yeux d'un bleu limpide et observait sa femme d'un ½il vide. Il savait que les couleurs de sa bien aimée ne reviendraient jamais. Il aurait pu les retrouver chez son fils, ce petit garçon d'à peine 3 ans assis en tailleur sur sa chaise, il jouait avec un petit robot rouge. Le robot était une des seules touches de couleur chez le garçonnet. Il avait hérité de son père, le petit albinos avait cependant récupéré quelques traits de sa mère. Tout d'abord ses cheveux n'étaient pas désespérément lisses, bien que blancs de la racine à la pointe, ils retombaient sur son visage rond en de larges boucles. Ses grands yeux avaient aussi la teinte de ceux de sa mère : d'un marron foncé presque noir. Ajoutons à ça son attirance pour les choses colorées, comme le robot qu'il manie depuis plus d'une heure.

Le bonheur du couple n'avait duré que 4 ans. Leur mariage, deux
ans après, la naissance de leur fils. Et tout ce qui va avec l'arrivée d'un nouveau né. Et pas n'importe quel nouveau né. Le petit albinos, déjà une curiosité en apparence, faisait preuve d'une grande aisance dans plusieurs domaines. Il avait déjà aidé son père, expert comptable, à finir de boucler un dossier. Il aidait aussi sa mère, artiste, à ranger ses peintures et crayons avec de drôles de critères : poids du pot, teintes, nombre de poils des pinceaux, tailles des mines... Ses parents avaient également remarqués qu'en dehors de ses robots, le petit garçon adorait les jeux de construction, il pouvait passer des heures à créer des univers imaginaires avec tout et n'importe quoi, allant des legos aux allumettes en passant par les dés.

Cependant, le
temps n'était plus aux villes de dés.

Maman est malade.

Voilà l'ex
plication que son père lui a donné, mais le garçonnet avait compris que derrière le sourire forcé, qui se voulait rassurant, l'homme cachait la vérité. Couleur mensonge.

Papa... Maman elle est blanche.

Oui,
elle avait perdu ses couleurs. Elle qui aimait tant les voir exploser. Elle qui les maniait avec tant d'aisance. Couleur bonheur.

Papa... Maman crache du rouge. Elle va mieux ?

Le rouge. Sa couleur favori
te. Les bouquets de coquelicots ou de roses rouges que lui offrait son mari lui faisaient toujours plaisir. Couleur sourire.

Papa... Maman elle respire plus.

Les larmes avaient dévalé la pente des joues de
l'homme albinos. Celles de son fils étaient restées aux coins de ses yeux. Ceux-ci étaient dirigés vers son robot rouge vif. Couleur mort.

Le petit Nate River n'avait plus de maman pour mettre de la couleur
dans ses yeux désespérément sombres.

Mr River n'avait pas supporté l
a perte de sa femme. Il avait plongé bas. Perdu son emploi. Mais il continuait à acheter des jouets à Nate. Son petit Nate. Son fiston était tout ce qu'il lui restait, pas question qu'il soit négligé. Tout les soirs il le portait dans son lit, lui chantait les berceuses que sa chère et tendre avait écrites pour son bébé.

Nate, ferme tes petits yeux.

Trouve un monde merveilleux.

Un monde de rouge et de blanc.

Un monde pour toi, papa et maman.


Il aimait ce refrain, il aurait ta
nt voulu que ce soit si simple. Mais il devait être fort, pour Nate.

Un soir, tout dérapa.

Mr River entra en trombe dans son salon où Na
te construisait une cité avec ses nouveaux lego. Il avait l'air paniqué et avait à la main un ours en peluche tout neuf. Il s'agenouilla devant son fils et lui murmura :

« Nate, tu veux jouer à un jeu ? »

L
e petit garçon était toujours partant pour jouer, il fit un grand sourire à son père, ne remarquant pas la lueur de pure panique ancrée dans ses yeux d'azur.

« Oui !

_ Très bien, je compte jusqu'à dix, cach
e toi ! »

Nate ne se fit pas prier et couru se cacher. Il était le m
eilleur à ce jeu là, son père pouvait le chercher pendant des heures entières. Il opta pour un petit trou dans le mur juste assez grand pour lui, camouflé par son lit à barreaux et un pan de tapisserie. Il se faufila dedans et replaça la tapisserie et son lit d'une main. Il replia bien les genoux pour ne pas se faire mal et attendit sagement.

Il entendait des bruits inhabituels, puis un grand boum. Des voix, des rires qui lui faisaient froids dans le dos. Sa curiosité le poussait à aller voir ce qu'il se passait, mais son instinct le força à rester à l'abri des regards.

« Alors River ? T'as toujours pas de quoi pa
yer ? dit une voix menaçante

_ Nan... Mais je vais trouver ! Laissez-
moi du temps !

_ Tu nous a déjà trop fait attendre. On ne nous empru
nte pas du fric sans le rembourser darre-darre. Pigé River ?

_ ...

_ Et au fait ? T'en a fait quoi d'ce fric ? »

Un silence pesant, un
rire gras, bientôt rejoint par d'autres plus faibles mais aussi mauvais.

« Des jouets ? T'as un môme ?

_ Patron, je sais comment il pourr
ait vous rembourser...

_ Bonne idée Jay. Où est le gamin ?

_ Je ne
vous le dirais pas.

_ Fouillez tout l'appart' ! »

Et Nate entendit
les bruits caractéristiques d'une fouille au peigne fin, ils retournaient tout, essayant de trouver le petit garçon. L'un d'entre eux eu apparemment une illumination.

« Patron, on pourrait enfumer la baraque
pour le faire sortir.

_ Décidément, Jay, tu m'impressionnes aujourd
'hui ! »

Nate n'entendit plus rien, mais sentit une forte odeur de ta
bac envahir la pièce. Il avait déjà sentit ça quand il avait été aux toilettes dans une aire d'autoroute, et il n'aimait pas du tout, ça le faisait tousser. Il espérait que la tapisserie pourrait filtrer la fumée. Mais ça n'était pas le cas. Sa petite cachette fut vite la proie de l'insupportable fumée.

Il ne réussit pas à se retenir plus long
temps et toussa de tout son saoul. Une lumière envahit presque aussitôt sa cachette et il se sentit soulevé avec force.

« Ahahah ! Regard
ez-moi ça ! Planqué dans l'mur ! Comme un fantôme tiens !

_ En même t
emps il y ressemble.

_ Pas faux !

_ S'il vous plaît ne lui faite ri
en ! »

L'homme, plutôt imposant, ignora l'albinos et se concentra su
r le garçonnet qu'il tenait d'une main.

« Alors, comment tu t'appell
es toi ?

_ Nate.

_ Tu veux jouer avec moi Nate ?

_ Non.

_ Non ? T'
es sûr ?

_ Oui. »

Tant pis pour toi.

Un grand bruit, du sang, des
rires machiavéliques. Nate sentit les larmes lui monter, il voulait aller voir son papa. Son papa qui gisait à terre, son papa qui avait du plomb dans le c½ur, son papa qui était rouge et blanc. Mais l'autre homme ne voulait pas le lâcher.

Et maintenant, tu joueras avec moi ?

Nate ne disait plus mot, sa voix semblait partie. Ainsi que ses émo
tions. Les autres hommes rigolèrent et partirent sans demander leur reste, signifiant à Nate qu'ils reviendraient chercher leur dû plus tard.

Le petit albinos resta un instant immobile devant son père, avant
de se lever, ramasser son robot rouge et l'ours en peluche maculé de sang. Il ne prit pas le temps d'enfiler des chaussures et alla sonner chez la voisine, une vieille femme un peu gâteuse.

S'en suivirent d
e longs mois difficiles de voyage entre orphelinats et tribunaux. Quand un jour, un vieil homme du nom de Quillsh Wammy demanda à voir Nate. Il lui expliqua qu'il était particulièrement intelligent, et qu'il allait l'emmener dans un endroit pour lui, la Wammy's House.

Le jour
de son arrivée, en décembre, il serrait contre son c½ur son ours en peluche nettoyé du sang de son père. Il s'assit dans un coin, espérant ne pas être dérangé. Mais un garçon blond se chargea de l'embêter. Il lui avait pourtant parlé gentiment. Sous ses boucles blanches, Nate, désormais Near, avait observé le garçon : un carré blond, de grands yeux bleus, un chapelet rouge. Intéressant, mais trop. Trop de couleurs pour Near, qui n'avait pas répondu et énervé le blond. Celui-ci passa alors tout l'hiver à l'harceler parce qu'il était le premier.

En
avril, un russe aux cheveux rouges débarqua à la Wammy's, la tête dans les jeux vidéos. Near le considéra un instant, il eu un pic de curiosité pour ce garçon qui jouait autant que lui, mais cet intérêt s'estompa aussi vite que celui qu'avait suscité Mello, le blondinet. Mello, lui, semblait interessé par le rouquin, qui était d'ailleurs plutôt doué puisqu'il avait atteint le rang non-négligeable de numéro 3. Mello et Matt. Duo de choc que Near ne pouvait qu'envier au fond de son coeur ravagé.

Il aurait voulu une épaule pour pleurer, c'est tout.

# Posted on Tuesday, 28 July 2009 at 3:35 PM

Jeux.

Jeux.
O-S.
Genre : Romance. Shonen-ai.
Pairing : Matt X Near (rare je sais)
Rating : K+
Mots : environ 2400.
Disclaimer : Personnages à Tsugumi Ohba et Takeshi Obata
Note : En relisant mon texte, je me suis aperçue que Near pouvait paraître un peu OOC, mais bon, tant pis '^^

____________________________________

Bip...bip....bip...

Toujours le même bruit. Des do
igts qui pianotent sur des petites touches de plastique. Des pixels qui défilent.

Tchac... Tchac... Tchac...

Toujours le même son. Des doigts qui saisi
ssent de petits cubes en plastique. Une ville de dés qui prend forme lentement mais sûrement.

La sall
e de jeux de la Wammy's House était pratiquement vide, seuls deux des pensionnaires s'y étaient installés pour vaquer à leurs occupations. Des jeux. Pas n'importe lesquels.

L'un, affalé dans le canapé,
une manette à la main, un paquet de chips entre ses jambes pliées en tailleur. Les yeux camouflés par d'épaisses lunettes oranges, il est pas loin de battre son record à Paper Mario. Encore.

Vêtu d'un p
ull rayé blanc et noir et d'un jean délavé, le jeune fan de jeux vidéos a la bouche pleine de chips et les vêtements maculés de miettes. Pas très sain tout ça, un coup à grossir et à devenir bouboule. Mais non, Matt ne grossit pas. Matt mange sainement si on exclut les chips et le soda qu'il s'envoie à longueur de journée devant sa console de jeu. Et puis Matt s'en fout, c'est pas ça qui réussira à le déconcentrer.

Tchac...Tchac...

Ce bruit-là non plus
ne le déconcentre pas. C'est comme un métronome, un tic tac incessant qui lui permet de garder les pieds sur terre. Il pourrait plonger dans son monde pixellisé si le bruit s'arrêtait. Pour ça qu'il aimait jouer à cette heure là. Quand aucun autre orphelin ne venait troubler sa tranquillité.

Bip... Tchac... Bip... Tchac.

Parfaite harmonie. Pour Matt,
les petits sons de sa console se marient parfaitement avec ceux des dés qui s'empilent inexorablement non loin de lui.

Tchac... Pof.

Tiens, ça s'arrête
. Matt tend l'oreille, toujours rien. La ville de dés doit être terminée. Il reporte son attention sur son jeu, mais pas pour longtemps. Il sent une présence à côté de lui, il jette un ½il sur sa gauche, un garçon, blanc des pieds à la tête, tortille une mèche de ses cheveux d'ivoire entre son pouce et son index. Near.

Voilà pourquoi
le métronome s'est arrêté.

Matt repose les yeux sur l'écran et inter
roge :

« Tiens, tu as arrêté de jouer, Near ? »

L
'albinos ne répond pas immédiatement. Il se contente de garder les yeux rivés sur l'écran, une main dans ses cheveux.

« Oui... Dis Matt, je peux te pose
r une question ? » dit-il dans un souffle

Matt lèv
e un sourcil, étonné. C'est pas souvent que le petit Near engageait la conversation, encore moins par ce genre de phrase. Il appuie sur un bouton de sa manette, celui qui a le moins souffert sous les doigts de Matt. Le bouton pause.

Il se tourne vers Ne
ar, toujours en tailleur et lui répond :

« Oui bie
n sûr.

_Je... Tu... » commence Near avant de ferm
er la bouche et de baisser la tête, visiblement mal à l'aise

Matt est de plus en plus étonné,
Near qui bégayait, Near qui ne savait pas quoi lui dire, Near qui était mal à l'aise ? Il ne pensait pas vivre assez vieux pour voir ça. Néanmoins, cette situation l'amuse, il en connaît un qui payerait cher pour voir ça. Alors Matt en profite.

« Il... Nous...
Vous... Ils ! » dit-il en rigolant

Near lève le
s yeux vers lui, un air d'incompréhension. Il marque une pause, il a compris le sarcasme et il trouve soudainement que ses chaussettes sont la chose la plus intéressante au monde.

Matt, un sourire moqueur
sur les lèvres, s'approche de Near et lui dit doucement :

« Bon, tu le craches le morceau ? J'vais p
as te bouffer, j'ai des chips pour ça. »

Near trem
blote et s'écarte légèrement du rouquin avant de prendre sa respiration et de dire précipitamment :

«
Tu veux bien m'apprendre à jouer ? »

Le c½ur de M
att rate un battement. Il retire ses lunettes pour mieux scruter le petit albinos de son regard d'émeraude. Le dit albinos a toujours les yeux rivés sur ses chaussettes.

Matt retrouve son sourire et réa
juste ses lunettes. Il se place derrière Near, les jambes de chaque coté du plus jeune, qui est de moins en moins à l'aise. Le jeune geek met la manette dans les mains de l'albinos et s'empare de celles-ci.

« Bon, a
lors on va commencer une nouvelle partie pour un débutant comme toi. »

Near ne dit rien,
il observe les doigts de Matt contrôler les siens, il écoute les conseils et les directives que celui-ci lui glisse à l'oreille, il essaye de se concentrer sur l'écran et la manette à la fois, et ce n'est pas si simple.

Surtout si un rouquin aguicheur s
'amuse à vous tripoter les mains, à vous souffler dans l'oreille, à se coller à votre dos, si bien que vous pouvez distinguer les battements de son c½ur.

Near a du mal à respirer, il ne comprend pas pou
rquoi, et se concentrer sur la manette de plastique et sur l'écran est de plus en plus compliqué. Si bien que la partie est vite finie.

« Game Over. »

Matt lâche alors les mains de Near. Il s'appuie co
ntre le dossier du canapé, se décollant du plus jeune.

« Eh ben, tu ferais mieux de retourner à tes d
és, t'as fait un score pire que Mello. »

Étrangeme
nt, Near sent son petit c½ur se serrer. Il se sent mal, il se lève et retourne à ses dés, comme lui a conseillé Matt. Il prend une poignée des petits cubes de plastiques et s'assoit devant sa construction inachevée, un genou replié contre sa poitrine. Il pose un, puis deux, avant de poser le troisième, il jette un ½il vers le canapé où Matt est toujours assis. Celui-ci le regarde.

Near commence à trembl
er, il s'apprête à poser son troisième dé. Trop. Il tremble trop. La structure est trop fragile, tout s'écroule. Sous l'½il inexpressif de Near. Sous l'½il amusé de Matt.

Near regarde la bonne centaine
de dés étalée sur le sol. Il semble dépité. Il constate que le rouquin le regarde toujours, il déglutit et sort précipitamment de la pièce.

Matt, qui a
observé toute la scène, soupire. Il se sent coupable vis-à-vis de Near, il s'en veut de lui avoir parlé comme ça. Après tout, Near n'était peut être pas doué pour les jeux vidéos.

Matt étudie
la montagne de cubes plastifiés avant qu'un sourire ne se dessine sur ses lèvres. Il s'assied à la place de Near et commence à empiler les cubes.

Tchac... Tchac... Tchac...

Near est assis dans un coin de la bibl
iothèque, depuis deux bonnes heures. La pièce est aussi peu remplie que la salle de jeux, les orphelins préfèrent jouer dehors quand il fait beau. Il se tortille l'esprit en même temps que sa mèche de cheveux. Il essaye de comprendre.

Pourquoi il se s
ent bizarre à côté de Matt. Pourquoi il aurait voulu rester collé à lui. Pourquoi il a fait tomber les dés.

Il entend un bruit, une voix qui demande « Qu'
est-ce que tu fous là morveux ? ». Mello.

Near ne
lui répond pas, il doit trouver une réponse à ses questions.

Mello ne dit rien, tire une chaise, s'as
soit. Un ange passe.

« Dis au fait, t'aurais pas v
u Matt ? »

Near sent ses joues chauffer, au grand
étonnement du blond, l'albinos a les joues roses. Mello ricane.

« Il s'est passé quelque chose ?

_
Je... Non... Non rien. bafouille Near

_ Ahah ! Si
t'étais pas aussi insensible, on pourrait croire que Matt te fait de l'effet ! »

Et Mello rit, à s'en
décrocher la mâchoire. Mais Near n'est pas d'humeur à rire. Pour une fois, le blond a touché un point sensible. Et si il avait raison ?

Near doit enqu
êter. Savoir la vérité.

Aussi il se lève, laissant
Mello à son hilarité.

Le petit albinos se dirige
vers la salle de jeux où il a laissé Matt tout à l'heure. Il ouvre la porte, sa petite main blanche est moite.

Ce qu'il voit le laisse bouche bée, il s
'avance et attrape une mèche de ses cheveux, étudiant la scène.

« Rah c'est pas vrai ! Ah ! Ça y est
! J'ai réussi ! »

Matt, à genoux derrière une énor
me construction en dés, clame sa joie d'avoir enfin terminé son entreprise. Mais il s'interrompt en voyant qu'un petit albinos l'observe avec des yeux ronds.

Aussitôt, les
joues de Matt prennent une teinte équivalente à celle de ses cheveux, et il balbutie :

« Oh, Near. Hum... Salut... Je... euh... »

Near regarde attentivement l'½uvre de Matt, plutôt réussie, un sourire se dessine sur les lèvres de l'albinos.

« Tu es doué, plus que moi avec tes jeux.


_ Ah ah ah ! J'en suis
pas si sûr, j'ai essayé plein de fois, ça n'arrêtait pas de... »

Matt ne fi
nit pas sa phrase, toute la structure de plastique s'écroula. Mauvaises bases.

« Tomber. » finit-il,
dépité

Matt retourna s'asseoir sur le canapé, les
bras ballants. Near considéra un instant les dés qui jonchaient le sol, alors comme ça, Matt l'accro du joystick s'était essayé aux jeux de Near ?

Le p
etit génie sent son c½ur, il bat, fort.

Bip... Bip... Bip...

Matt a replongé dans
son monde de pixels. Near hésite, puis prend sur lui et s'assoit à nouveau à coté du rouquin.

« Je crois qu'on ferait m
ieux de s'en tenir à ce qu'on sait faire » souffle le dit rouquin

Near ignore la remarque, pose sa ma
in sur la jambe de Matt et s'approche de lui. Celui-ci sent le rouge colorer encore plus ses joues, et, avant qu'il puisse demander à Near ce qu'il lui prenait, l'albinos captura ses lèvres.

Matt réprim
e un gémissement de surprise, puis il approfondit le baiser en serrant le petit génie dans ses bras. C'est doux, c'est chaud, et ça occupe l'esprit. Near aime ça. Matt aussi. C'est un jeu qu'ils peuvent partager. C'est un jeu auquel ils aiment jouer.

Ne
ar se détache de Matt et lui souffle :

« Je n'aime
pas tes jeux, ils sont trop virtuels.

_ Et
je n'aime pas les tiens, ils sont trop réels. »

Near sou
rit. Son c½ur bat encore très fort, ses joues sont rouges, son estomac est noué, il tremble alors qu'il s'apprête à dire la phrase fatidique. Alors qu'il ouvre la bouche pour parler à nouveau, Matt le coupe dans son élan.

« J'aime vraiment pas tes jeu
x, mais toi, je t'aime. »

Near ouvre de grand yeux,
pour toute réponse, il embrasse de nouveau le rouquin.

Near n'a jamais été doué niveau conversation.
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# Posted on Thursday, 30 July 2009 at 11:59 AM

Alice au pays du chocolat.

Alice au pays du chocolat.
O-S.
Genre : Humour/Amitié
Rating : K
Disclaimer : Personnages à Tsugumi Ohba et Takeshi Obata
Mots : 2314

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Ding dong...

Sonnerie typique annonçant le début des cours, les élèves rentrent dans les salles au pas de course. Sauf trois.

Le premier, Near, petit albinos, enfin, on sait pas trop, un albinos aux yeux noirs ? Allez savoir. Donc, Near, petit garçon aux cheveux blancs (c'est quand même plus long à écrire qu' « albinos »), entrait dans la pièce d'un pas lent, un robot articulé à la main, traînant des pieds sur le sol. D'ailleurs, il n'a pas jugé utile de mettre des chaussures, il se baladait en chaussettes tout la sainte journée.

Le deuxième, Matt, rouquin dont les grands yeux verts étaient camouflés par une drôle de paire de lunettes aux verres oranges. Lui, il avait les yeux rivés sur une console portable en avançait encore plus lentement que l'albinos, certainement pour ne pas entrer en classe trop vite, histoire de pouvoir jouer le plus possible. Il avait une mission après tout : sauver le monde virtuel de Crash Bandicoot.

Le troisième, Mello, un blondinet tout de noir vêtu, grignotant une tablette de chocolat, n'avançait tout simplement pas. En fait, il attendait la dernière seconde pour faire son entrée. Et puis, on a pas le droit de manger en classe, alors le professeur n'avait qu'à attendre qu'il finisse sa tablette chérie. Appuyé contre la porte, il tendit le pied quand Near passa devant lui. Le garçon blanc s'étala de tout son long par terre.

Le blondinet ricana, il adorait embêter Near. Matt, qui passait à son tour, faillit s'emmêler les pieds en marchant sur le petit albinos. Il lui jeta un regard interrogatif avant de le prendre par le bras et de le soulever pour le remettre sur pied, le tout en sauvegardant sa partie.

Matt avait beau être le meilleur ami de Mello, il était gentil avec tout le monde, à l'instar du dit Mello. Il s'amusait de la rivalité entre le blond et l'albinos, mais ne prenait pas part à cette guerre constante. Ce que Mello lui reprochait souvent : « T'es MON ami, MON Matt, t'as pas à être sympa avec Near ! »

Matt obéissait à Mello, il lui arrivait de l'aider pour certaines magouilles, mais il n'avait jamais été violent ou mauvais avec Near. Son excuse ? « Il ne m'a rien fait, à moi. »

Logique en fait.

Bref. Les trois premiers de la Wammy's s'étaient assis, le cours pouvait commencer. Aujourd'hui, le professeur devait leur rendre un texte qui avait pour sujet : « Conte de fées ». Une idée de Roger, les meilleurs textes seraient exposés. C'était pour développer l'imagination des orphelins. Bien sûr, ce n'était pas un devoir, donc pas de note sur le bulletin, juste une estimation écrite en vert sur la copie.

Ce sujet avait irrité Mello, lui qui n'aimait pas les trucs niant niant... Il avait alors écrit un banal récit de chevalier qui va sauver sa princesse des griffes d'un méchant dragon.

« En gros, t'as fait Mario qui va chercher la princesse Peach dans la cachette de Bowser ! » avait commenté Matt, au grand dam de Mello

Récit qui lui avait valu la note virtuelle de 17/20.

Near, quant à lui, avait également écrit quelque chose de stéréotypé, l'histoire d'un petit robot qui découvrait la vie aux côté d'une petite sorcière qui avait une fée pour animal de compagnie. Tiré par les cheveux (« Et du grand n'importe quoi surtout ! », dixit Mello), qui aurait valu 18 si ça avait été noté.

Matt, lui, n'avait pas encore reçut son texte, le professeur, quand il lui rendu, avait un grand sourire aux lèvres, qui en disait long, et le gratifia de félicitations. Le rouquin en resta bouche bée. Il retira ses lunettes pour vérifier qu'il ne rêvait pas. Les deux chiffres inscrits sur sa copie ne pouvaient pas être vrais ! Pas possible !

Mello, curieux, jeta un coup d'½il au bout de papier, et en resta sur le postérieur.

19. C'était le nombre inscrit. Matt était premier. Mello n'en revenait pas. Matt non plus.

Les dix meilleurs textes furent affichés dans la salle commune. Mello, impatient de voir ce que son ami avait écrit pour surpasser Near, était le premier à aller lire. Parce que c'est ça qui énervait le plus Mello, comment Matt avait put être meilleur que Near, alors que lui essayait en vain depuis plusieurs années.

Matt, quant à lui, avait piqué une crise quand Roger avait annoncé que son texte allait être affiché avec les autres. Il ne voulait pas que les autres le lisent, en particulier Mello, il avait d'ailleurs tout fait pour que le blond n'approche pas de sa feuille. Raté.

Mello se trouvait à présent devant le panneau et dévorait des yeux la feuille remplie de l'écriture maladroite de Matt.

« Il était une fois... Nan, vraiment, ce début est tellement classique. Ce que je vais vous raconter relève entièrement de la fiction. Ou peut-être pas. Mais bon, commençons cette histoire :

Il était donc une fois, une princesse. Pas n'importe laquelle. Cette princesse avait de longs cheveux d'or et de grands yeux bleus. Elle menait la vie dure à ses parents, le roi Rob et la reine Marissa. Elle faisait les quatre cents coups, et voulait à tout prix que tout le royaume sache que c'était elle, et personne d'autre, la meilleure, celle qui allait succéder à ses parents sur le trône. Après tout, pourquoi une fille ne pourrait pas gouverner correctement ?

Cette petite peste avait pour nom Alice. Oui, comme « Alice au pays des merveilles », mais là, c'était plutôt « Alice au pays du chocolat ».

Pourquoi ? Parce qu'elle en raffolait. Cette gamine à l'ego surdimensionné avalait tablette sur tablette. Noir, au lait, blanc, aux noisettes, au riz, aux fruits, au piment d'Espelette...Tous les parfums y passaient.

Un matin, alors qu'elle s'amusait à changer les cordes de la harpe du ménestrel, un petit garçon fit son apparition. Il semblait plus jeune que la princesse, mais aussi plus étrange.

Le roi le présenta à la cour comme étant son disciple, celui qui allait prendre le trône à sa mort : le prince Boule de Neige.

Il portait bien son nom. Blanc des pieds à la tête, insensible et froid.

Alice n'avait pas du tout apprécié la venue de ce prince de pacotille au château. De quel droit ce nabot blanc aspirait au trône qui était censé lui revenir ?

Elle avait alors tout fait pour être meilleure que lui, une sorte de compétition s'était instaurée. Mais ce fut un échec pour la princesse.

Le prince, lui, ne faisait rien de spécial, n'accordait pas un regard à la demoiselle qui empiétait sur son espace vital.

Alice ne lui faisait aucun cadeau, le tapait le griffait, cassait ses jouets. Le pauvre prince Boule de Neige ne réagissait toujours pas. Et ça énervait grandement la princesse.

Un jour, le roi mourut. Mais ce fut la reine qui prit en main le royaume.

Alice demanda alors à sa mère pourquoi un nouveau roi, ou une nouvelle reine, n'était pas élu.

Sa mère lui répondit que le prince Boule de Neige monterait sur le trône, mais qu'il devait se marier avant. C'était la loi.

Cette loi fit bien rigoler la princesse. Jamais ce prince de pacotille ne se trouverait d'épouse, il était si insensible, si blanc, si débile que... Quoi ?

La princesse n'en croyait pas ses yeux. En passant devant la fenêtre, elle vit un spectacle peu commun.

De nombreuses filles se démenaient pour rencontrer le prince Boule de Neige. Le fait qu'il soit le successeur légitime du roi devait certainement y être pour quelque chose.

L'une d'entre elle colla ses lèvres sur la joue du prince, faisant fulminer Alice. Personne n'avait le droit de toucher au nabot ! Elle seule le pouvait !

Elle se précipita et entraîna le prince à l'intérieur en le tirant par la manche. Le pauvre prince ne comprenait absolument pas la raison de tout ce chambardement. Il s'apprêtait à poser la question quand la princesse l'embrassa.

Elle ne l'avait fait que pour le provoquer, mais elle se rendit compte que le prince était peut-être moins laid qu'elle ne se tuait à le dire.

Et finalement, le prince se maria, monta sur le trône et commença à gouverner le pays. Enfin, il le gouvernait à moitié. La reine Alice s'occupait également de la gestion du royaume.

Ainsi, la paix fut préservée dans le royaume.

Et moi, bouffon du roi, je n'ai plus de travail, celui-ci s'occupe parfaitement avec des objets en tout genre. Maintenant, je suis le fournisseur officiel de la reine en chocolat. Jolie histoire, non ? Et puis, vous savez quoi, les petites histoires de fées et de dragon, c'est rien à côté de ce que j'endure en vivant dans le même château que la princesse Alice et le prince Boule de neige. »

Mello resta un instant hébété devant le morceau de papier. Il avait les joues d'un rouge. Il était entre la honte et la colère. Tous les orphelins qui avaient lu le texte de Matt se posaient des questions. La princesse Alice et le prince Boule de Neige leur rappelaient étrangement deux de leurs camarades.

Mais Mello, lui, savait. Il avait reconnu le petit surnom que Matt lui donnait quand il était agacé, et le surnom que lui-même donnait à Near quand il était de bonne humeur.

Matt, quant à lui, se préparait à la furie dévastatrice de son ami. Il s'enfonça dans un fauteuil, prêt à subir les foudres du blond, rouge comme une tomate.

« Maaaaaaaaaaaaatt ! » s'écria la blond alors qu'il levait la main sur son ami

« Qu'est-ce que t'as écrit là ?! J'ai une tête de princesse moi ?! »

Le rouquin ne pipait mot, se protégeant la tête de ses deux bras tendus. Alors que Mello s'apprêtait à le frapper, Near se plaça derrière le blond avant de dire :

« Bravo Matt, jolie histoire. »

Mello arrêta son geste, regardant l'albinos d'un ½il étonné, Matt décroisa les bras et regarda Near de la même façon.

« Tu...Tu trouves ?

_Oui, c'était bien pensé.

_Attends, il se fiche de nous dans son texte à la con !

_Mais il a bien cerné le personnage... Alice. »

Mello pâlit un instant, et ses joues prirent une teinte écarlate. Il se lança à la poursuite du plus jeune qui avait eut la bonne idée de détaler après avoir prononcé le détesté surnom.

« Sale petite boule de neige atrophiée, nabot de pacotille, tu vas voir ce qu'elle va te faire Alice ! »

Matt resta là, sur le fauteuil, observant le blond s'éloigner en courant.

Il soupira, et entreprit d'aller se cacher dans un recoin de l'orphelinat, quand Mello en aurait finit avec Near, il ne donnait pas cher de sa peau.

« N'empêche, Alice et Boule de neige, je suis sûr qu'ils vont quand même se marier. » dit-il pour lui-même avant de plonger dans le niveau 15 de Crash Bandicoot
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# Posted on Thursday, 06 August 2009 at 4:07 PM